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A la découverte du Mexoryl SX et d’une nouvelle génération de filtres solaires

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LR2412, la naissance d’une molécule anti-âge

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A la découverte du Mexoryl SX et d’une nouvelle génération de filtres solaires

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Le Centre Mondial d'Evaluation Prédictive préfigure une nouvelle vision de
l’innovation

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L’Oréal développe l’évaluation prédictive en Asie

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Produire des tissus humains reconstruits pour les tests de sécurité et d’efficacité

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Les modèles de tissus reconstruits de demain

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Le modèle "éponge", un outil pour fabriquer une peau élastique proche de la peau humaine

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Des technologies high tech au service de l’évaluation scientifique

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Sélectionner efficacement des molécules en 3D sur ordinateur

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Tester les effets d’un ingrédient grâce à l’imagerie

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Cribler des molécules à haut débit

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Evaluer l'impact d'une formule sur l'environnement

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De multiples partenariats scientifiques dans le monde entier

Un rôle pionnier

L’Oréal a joué un rôle pionnier dans le développement des méthodes alternatives aux
tests sur animaux

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En Chine, formation des chercheurs et sensibilisation des autorités aux méthodes alternatives

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Le long parcours de la validation

Pistes de travail

Les pistes de travail de recherche explorées au travers des collaborations


Fruit d’une rencontre entre la recherche avancée de L’Oréal et les besoins des consommateurs du monde entier, l’invention d’une génération de filtres et de produits de protection solaire illustre la démarche d’évaluation prédictive du groupe : innover tout en anticipant très en amont les effets d’un produit et de ses ingrédients sur l’être humain. Un défi rendu possible en particulier grâce à la modélisation moléculaire qui a permis de réduire à 8 ans - contre 12 ans auparavant - la mise sur le marché d’un filtre solaire.

En Asie, la mode recommande un teint pâle et une peau claire. En Europe, il est à la mode de paraître hâlé. Dans les deux cas, il est hors de question de compromettre son capital soleil et/ou de nuire à sa santé. La protection efficace contre les coups de soleil fait désormais consensus, comme la protection contre le vieillissement de la peau ou les rides.

Parallèlement, les équipes de la Recherche Avancée ont élucidé les dégâts induits par le soleil au niveau des cellules de la peau. De plus, ils ont identifié des différences selon les origines ethniques des populations et les zones géographiques où elles habitent. Les taches solaires sont plus précoces en Asie en raison, entre autres, de plus fortes doses d’UVA. Une étude épidémiologique a montré que les cancers cutanés augmentaient même dans les populations à peau plus foncée.

Suite à ces études, une véritable démarche d’évaluation prédictive a été mise en place pour concevoir des filtres et des formules plus efficaces en fonction des différents types de peau.

Les rayons du soleil incluent des rayons ultraviolets, appelés ou "UV" en abrégé. Ceux-ci ont été arbitrairement divisés en deux parties, B et A selon leurs capacités à traverser le verre, les B étant bloqués par celui ci, les A passant à travers. Les UVB provoquent ou des coups de soleil et sont facilement identifiables. En revanche, les UVA peuvent créer des lésions graves puisqu'ils altèrent la peau en profondeur, jusqu'au derme. Sans effets apparents, ils ne donnent aucun signal d'alerte. Ce sont aussi ces rayons qu’il faut neutraliser. L’approche de L’Oréal a consisté, dès 1980, à chercher un ingrédient pour réaliser cette mission et à évaluer de façon simultanée ses effets sur l’homme.

Tout a commencé en 80 et aujourd’hui, L’Oréal dispose de deux filtres brevetés : le Mexoryl SX et le Mexoryl XL, et d’une variété de formulations répondant à la fois à une protection solaire efficace et équilibrée et aux codes sensoriels de différentes régions du monde (crème, lait, spray, huile, indice de protection de 15 à 50+).

Tout part de l’histoire d’une molécule, le Mexoryl SX. Le Méxoryl SX entre aujourd'hui dans la composition de filtres solaires sous forme de crèmes et de lotions des différentes marques de L’Oréal.

Le Mexoryl est une molécule qui, combinée avec d’autres molécules et divers ingrédients pour mettre au point et fabriquer un produit de filtration solaire efficace et sûr. Un produit de protection solaire efficace doit absorber et/ou réfléchir à la fois des rayons UVA et UVB et résister à l’eau. Une seule molécule ne peut pas le faire. D’où la nécessité de combiner plusieurs filtres pour couvrir l’ensemble du spectre. Au début des années 80, il existait plusieurs filtres UVB et un seul filtre UVA. L’Oréal a donc entrepris de concevoir d’autres filtres UVA. C’est ainsi qu'est né le Mexoryl SX, mais il ne couvrait pas tout le spectre des UVA et était hydrosoluble. D’où le 2e filtre, le Mexoryl XL, liposoluble et résistant à l'eau. Il a été breveté en 1986.

Etape 1 : A la recherche du Mexoryl SX : la modélisation moléculaire

"La mission des chercheurs est de concevoir et sélectionner des molécules en utilisant les outils de la modélisation moléculaire", explique le chimiste Roger Rozot. Le portrait robot de la cible : une molécule absorbant les UVA, ceux qui endommagent à long terme les couches profondes de la peau.

Des questions complexes auxquelles un chercheur doit répondre en dessinant sur l'écran de son ordinateur une structure moléculaire à partir d'un modèle connu et présentant toutes ces caractéristiques. Toutes les structures imaginées sont confrontées à une base de données alimentée à la fois par la somme d'informations accumulées par L’Oréal sur les propriétés physicochimiques de milliers d'ingrédients et sur les résultats de contributions scientifiques extérieures.

Soumise aux différentes propositions, la base de données livre une liste de molécules éligibles, plusieurs milliers à ce stade. Les critères sont ensuite affinés jusqu'à obtenir un nombre réduit de molécules qui seront synthétisées, pour passer aux étapes de sélection suivantes.

En partant de la molécule du filtre UVB ci-dessous :

Nous pouvons construire une nouvelle molécule en augmentant le nombre de liaisons conjuguées (traits doubles dans le dessin), ce qui conduit à augmenter la longueur d'onde absorbée par la molécule. Nous obtenons ainsi une molécule avec les propriétés recherchées (absorbant les UVA) :

Etape 2 : A la recherche de la molécule "zéro risque"

Parallèlement, un autre chercheur en toxicologie computationnelle utilise les logiciels faisant un lien entre la structure chimique et les éventuelles toxicités de la molécule. Il sélectionne la molécule la plus sûre pour la peau en se référant à la base de données du logiciel pour s’assurer qu’il n'existe aucun risque toxicologique. Aucune alerte n’est déclenchée. Le Mexoryl SX a réussi l’examen.

Etape 3 : Test sur des plates-formes des peaux reconstruites

A partir de ces deux séries de tests, la molécule est synthétisée et testée seule ou dans une formule sur des tissus reconstruits.

Le but de tous ces tests est de démontrer que le Mexoryl SX protège effectivement la peau des dégâts cellulaires engendrés par les rayons UV que sont : les cellules coups de soleil, les dégâts à l’ADN, l’altération du derme, conduisant à l’apparition des rides, la formation des taches solaires et, à très long terme, l’apparition des cancers cutanés.

Ensuite, les tests portent sur les formules contenant du Mexoryl SX. Le but étant de retrouver les propriétés de protection biologique et de passer au stade de l’évaluation clinique et sensorielle des produits. D’autres facteurs comme la résistance à l’eau, à la sueur, la facilité d’étalement, l’absence de traces blanches... sont évalués sur les panels de volontaires dans différentes régions du monde.

L’Oréal travaille encore aux successeurs du Mexoryl SX et à l’amélioration constante de la photo-protection solaire et quotidienne dans toutes ses dimensions : formulatoire, impact environnemental et protection contre les UVA très longs.

En 2008, un principe de photo-stabilisation des filtres a été breveté pour s’assurer de la non-dégradabilité des filtres sous l’effet de l’exposition solaire, conservant ainsi toutes leurs propriétés filtrantes durant l’exposition solaire.

En 2010, les laboratoires de L’Oréal ont travaillé avec une équipe du CNRS pour alléger la teneur en filtres chimiques dans un produit solaire sans compromettre le niveau de la protection, et en améliorant l’impact environnemental. Le principe repose sur l’introduction d’une huile émolliente brevetée sous le nom Mexoplex et commercialisée dans la gamme de produits Anthélios de La Roche-Posay, salué par la communauté des dermatologues, ardents défenseurs d’une protection solaire élevée et parfaitement bien tolérée.