Predire la
Beaute

Securite
& efficacite

Centre
Evaluation

Un reseau
Mondial

Interview José Cotovio, Directeur du Département R&I des Modèles et Méthodes Prédictifs "Nous menons une politique très active de partenariats scientifiques"

Beauté infinie

Une beauté infinie

Prédire la beauté

Prédire pour innover

Anti-age

LR2412, la naissance d’une molécule anti-âge

Filtres solaires

A la découverte du Mexoryl SX et d’une nouvelle génération de filtres solaires

Vision innovation

Le Centre Mondial d'Evaluation Prédictive préfigure une nouvelle vision de
l’innovation

Développement

L’Oréal développe l’évaluation prédictive en Asie

Tissus reconstruits

Produire des tissus humains reconstruits pour les tests de sécurité et d’efficacité

Des modèles fiables

Des modèles reproductibles pour des tests fiables

Les tissus de demain

Les modèles de tissus reconstruits de demain

Le modèle "éponge"

Le modèle "éponge", un outil pour fabriquer une peau élastique proche de la peau humaine

High tech

Des technologies high tech au service de l’évaluation scientifique

La 3D

Sélectionner efficacement des molécules en 3D sur ordinateur

Imagerie

Tester les effets d’un ingrédient grâce à l’imagerie

Haut débit

Cribler des molécules à haut débit

Les Omiques

Evaluer l’impact d’une molécule grâce aux "omiques"

Environnement

Evaluer l'impact d'une formule sur l'environnement

Partenariats

De multiples partenariats scientifiques dans le monde entier

Un rôle pionnier

L’Oréal a joué un rôle pionnier dans le développement des méthodes alternatives aux
tests sur animaux

Chine

En Chine, formation des chercheurs et sensibilisation des autorités aux méthodes alternatives

Validation

Le long parcours de la validation

Pistes de travail

Les pistes de travail de recherche explorées au travers des collaborations


L’Oréal noue de nombreuses collaborations scientifiques pour faire progresser les méthodes d'évaluation prédictive

L’Oréal Recherche & Innovation noue de nombreux partenariats scientifiques pour faire avancer les méthodes d'évaluation prédictive. Qu'est-ce qui motive cette stratégie ?

Les avancées de la science et de la technologie sont trop rapides pour qu’une entreprise puisse les exploiter toute seule. Nous ne pourrions pas assembler toutes les compétences mondiales dont nous avons besoin. Nos partenariats scientifiques visent un double objectif. D’abord, acquérir une connaissance de fond sur un domaine, par exemple, les phénomènes allergiques ou explorer de nouvelles approches comme l’étude de la toxicologie systémique (impact sur l’ensemble de l’organisme), le métabolisme. Celle-ci est donc bien plus difficile à évaluer qu’une irritation cutanée locale par exemple. Le second objectif est plus pragmatique : nous évitons d'inventer en interne ce qui peut exister à l'extérieur.

Quels types de partenariats privilégiez-vous ?

Nous définissons trois grands types de partenariats. Les partenariats académiques, avec des laboratoires de recherche universitaires ou hospitaliers, des collaborations avec des start-up avec qui nous développons des technologies et enfin des partenariats plus institutionnels avec des organismes publics pour faire avancer et reconnaître les méthodes d'évaluation prédictive. Nous partageons le résultat de nos travaux en les publiant dans des revues scientifiques ou lors de participations à des congrès scientifiques.

En recherche fondamentale et clinique, nous menons des travaux dans plusieurs domaines avec des centres nationaux de recherche comme le JSPS (Japanese Society for the promotion of science, l’équivalent du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) au Japon) ou des équipes hospitalo-universitaires. Par exemple, depuis 2007, nous travaillons avec le professeur Mekenyan du Laboratoire de Mathématique Chimique de l’Université de Bourgas en Bulgarie. En 2011, une communication commune a été effectuée sur la détection de substances chimiques photo-toxiques, d’actions nocives à la peau.

Parmi nos collaborations avec des organismes publics, nous avons renforcé nos liens avec l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) sur le programme Toxcast, consacré à la prédiction de la toxicité systémique des substances chimiques. La collaboration porte sur trois ans. Il s'agit de voir si le programme de l'Agence pourrait enrichir et orienter le développement des méthodes alternatives et prédictives développé par L’Oréal depuis 30 ans. Nous partageons, avec ses chercheurs, un corpus des données sur la toxicité systémique afin de valider l’outil ToxCast.

En Chine, où les méthodes alternatives ne font pas partie du paysage réglementaire, nous formons des chercheurs aux méthodes d'évaluation sur l’épiderme humain reconstruit. Nous participons à la mise en place, en collaboration avec les laboratoires dépendants des structures réglementaires, d’une validation d’une méthode alternative de l’irritation cutanée sur un épiderme asiatique reconstruit à Shanghai, et à une formation à cette méthode.

Depuis 2005, nous participons également à plusieurs programmes avec la Commission Européenne sur la validation de tests in vitro comme la génotoxicité, la sensibilisation cutanée et récemment sur l’irritation oculaire. En matière de collaboration technologique avec des entreprises, citons notre partenariat avec la start-up en biotechnologies Immunosearch (Grasse) avec laquelle nous travaillons dans le domaine de la sensibilisation cutanée.

Comment intégrez-vous ces connaissances ou ces technologies ?

Les résultats des travaux de recherche que nous partageons ou les technologies que nous intégrons sont importants pour avancer. Ces différentes sources nous permettent de combiner une variété d’expertises et de savoirs pour aboutir sur les stratégies de tests intégrés (ITS). C'est ce qui fait notre originalité et notre capacité à innover. C'est là que réside notre marque de fabrique scientifique.