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LR2412, la naissance d’une molécule anti-âge

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A la découverte du Mexoryl SX et d’une nouvelle génération de filtres solaires

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Le Centre Mondial d'Evaluation Prédictive préfigure une nouvelle vision de
l’innovation

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L’Oréal développe l’évaluation prédictive en Asie

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Les modèles de tissus reconstruits de demain

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Le modèle "éponge", un outil pour fabriquer une peau élastique proche de la peau humaine

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L’Oréal a joué un rôle pionnier dans le développement des méthodes alternatives aux
tests sur animaux

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En Chine, formation des chercheurs et sensibilisation des autorités aux méthodes alternatives

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Le long parcours de la validation

Pistes de travail

Les pistes de travail de recherche explorées au travers des collaborations


Fruit d’expérimentations minutieuses, les modèles de tissus reconstruits doivent présenter des propriétés constantes afin de garantir aux utilisateurs la réalisation de tests reproductibles et fiables. Une production qui représente une prouesse technique et humaine.

L’industrie cosmétique, l’industrie pharmaceutique et des centres de recherche universitaire, comme l’Université Descartes à Paris, autant d’acteurs, dans le monde entier, qui utilisent aujourd’hui les modèles de tissus reconstruits par le Centre d’évaluation prédictive de L’Oréal. Pour tous, l’enjeu est le même : pouvoir disposer de modèles stables offrant la garantie d’obtenir une réponse fiable et reproductible dans le temps à leurs propres tests.

Dans ces différents laboratoires, comme ceux les acquérant auprès de L’Oréal les modèles de tissus reconstruits servent à évaluer l’innocuité et l’efficacité d’un produit, d’un ingrédient, d’un principe actif ou d’une nouvelle formulation. Des paramètres aussi diversifiés que l’irritation cutanée, la corrosion, la sensibilisation (allergies) ou le processus de vieillissement, sont étudiés.

Produire de façon industrielle un matériel vivant : un défi permanent

"Dans la mesure où nous travaillons sur un matériel vivant, par définition d’une très grande diversité, les cellules ne répondent pas toujours de façon identique", explique Marie-Hélène Tessier, responsable production. "Elles ne se développent pas de la même manière selon les périodes de l’année, par exemple. En outre, les caractéristiques du donneur du tissu sur lequel nous travaillons entre aussi en ligne de compte". En conséquence, les équipes des laboratoires du Centre D’évaluation Prédictive de L’Oréal poursuivent un objectif constant : atténuer le plus fortement possible les différences éventuelles d’un même modèle, d’une production à l’autre.

Pour y parvenir, l’une des premières techniques utilisées consiste à recourir au "mélange" de cellules en provenance de plusieurs donneurs. Parallèlement, la chaîne de fabrication sera soumise, à chaque étape, à des processus de contrôle (en amont de toutes les matières premières critiques) et de traçabilité (par exemple : la rédaction d’un dossier de lot traçant tous les détails de fabrication, tous les ingrédients avec numéro de lot, et toutes les observations faites). "Au-delà de leur utilisation dans le cadre de tests d’innocuité", témoigne Estelle Tinois-Tessonneaud, Directeur du site, "nos modèles permettent à leurs utilisateurs de tester rapidement les performances de nouveaux actifs et donc d’être plus innovants".

Un processus de fabrication en plusieurs étapes

La fabrication d’un modèle de tissu reconstruit poursuit un processus minutieux qui se décompose en plusieurs étapes : Exemple du modèle : Epiderme reconstruit "Episkin large ou small"

1. Création du support de collagène

Création d’une matrice, à base de collagène, favorable à la croissance et la différenciation ultérieure (nécessaire aux étapes suivantes) des cellules de la peau.

2. Préparation des milieux de culture

Les milieux de culture sont des liquides nutritifs composés de sucre, d’acides aminés, de vitamines, de facteurs de croissance et d’hormones qui serviront à nourrir les cellules.

3. Préparation de banques de cellules (ex. les kératinocytes)

La matière première est constituée de cellules issues de prélèvements de peau en provenance de blocs opératoires d’hôpitaux (déchets chirurgicaux sains). A partir de ce prélèvement, les cellules de l’épiderme (les kératinocytes représentent 90% des cellules de l’épiderme) sont dissociées, puis mises en culture dans un milieu nutritif.
Cinq à sept jours plus tard, lorsque les cellules se sont développées, elles sont contrôlées pour valider leur conformité (en particulier leur fonctionnalité) aux besoins des productions futures.

4. Ensemencement des cellules sur le support de collagène.

Les cellules sont déposées sur une membrane de collagène fixée sur un insert plastique créé spécifiquement pour cet usage par les équipes de L’Oréal. Treize jours plus tard, cette culture permet d’obtenir la reconstitution d’un épiderme différencié.